Saint Pons

La Vie de Saint Pons

 

« Pons » : qui est donc ce saint patron sous le nom duquel nous sommes réunis ?

Situons d’abord notre région à l’époque de Pons : Cimiez,

située sur la grande voie Julia Augusta qui la reliait à Gênes, est la capitale

de la région.

« Du pain et des jeux » :

les arènes peuvent accueillir 4000 personnes et la ville de Cimiez compte 20 000

habitants. C’est l’Âge d’Or et des thermes y ont été édifiés

comme dans toutes les grandes villes de l’Empire.

Nikaïa n’est qu’un modeste comptoir phocéen, relié par quelques simples

chemins à Cimiez la Romaine, capitale administrative.

Les Romains ne sont à Nikaïa que pour aider les Grecs phocéens à se défendre

contre les attaques des Ligures. 

C’est dans ce contexte que va naître PONTIUS (Pons), fils de Marcus, sénateur romain

auprès du tout-puissant empereur -considéré comme un dieu- et de  Julia

dont il est le premier enfant après 22 ans de mariage !

Un oracle avait prédit que cet enfant « briserait les dieux et renverserait le temple » !

Pons enfant n’ira jamais dans les temples écouter les oracles.

Des maîtres éminents lui apprennent les belles lettres, la philosophie et lui assurent

une éducation raffinée.

Nous sommes en l’an 230 ap.J.C. Pons entend en passant dans une rue, les chants

d’une assemblée de Chrétiens. C’est une révélation pour lui et, désormais, il délaisse

l’enseignement de ses maîtres pour rejoindre la communauté chrétienne. Il réussira à

convertir toute sa famille qui recevra le baptême.

À la mort de son père, Pons est nommé malgré lui sénateur à sa place ! Il a un tel

charisme qu’il convertit de nombreuses personnes autour de lui, y compris l’empereur

Philippe. Pons fait don de tous ses biens à la communauté chrétienne.

À partir de l’année 245 ap. J.C., on construit partout des églises et on détruit les temples.

Dix ans plus tard, les persécutions reprennent. Pons est obligé de se cacher, d’abord à

Rome, puis à Cimiez, où il est interpellé par le gouverneur qui lui demande de renier

son Dieu et de sacrifier aux idoles. Pons refuse par trois fois : « Je ne peux pas le faire

car je suis Chrétien ». Ainsi choisit-il de mourir plutôt que d’abjurer.

Dans l’amphithéâtre, son supplice va commencer. Les bourreaux l’attachent sur le

chevalet qui doit l’écarteler : ils manoeuvrent le chevalet…qui se brise avec fracas !

Pons crie à la foule : « Mon Dieu a le pouvoir d’arracher les hommes pieux à la

 souffrance ! ». Claudius hésite…On avait acheté pour les jeux deux gros ours des

montagnes de Dalmatie. On attache Pons à un poteau et on libère les ours dans

l’arène… Les bêtes fauves se retournent contre les gardiens et les dévorent !

Le public grogne, cet homme les nargue, il faut en finir…Pons est toujours attaché.

On apporte des fagots de bois, on met le feu sur lui…Le vent souffle

tout à coup en bourrasque, disperse les flammes qui épargnent le condamné

et vont au contraire brûler la toile tendue autour des gradins ! 

Le gouverneur demande une dernière fois à Pons d’abjurer et de sacrifier à Apollon.

Pons s’écrie : « J’offre mon corps au Seigneur Jésus Christ ».  Le gouverneur de rage

ordonne de le conduire au Rocher du Paillon, de lui trancher la tête et de jeter son corps

en bas.

Cela s’est passé en l’an 258 ap. J.C. 

Saint Pons a contribué à l’évangélisation de toute notre région, comme Sainte Dévote,

Sainte Réparate, Saint Dalmas et tant d’autres…qui ont donné leur vie pour que le

Christianisme soit reconnu.

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Date de dernière mise à jour : 01/07/2016